Forum communautaire rôleplay de GW2
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Orsa

avatar


Messages : 31
Date d'inscription : 18/09/2012

MessageSujet: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Sam 13 Avr 2013 - 11:00

Spoiler:
 


Sur la pente de Zinder, dans les terres sauvages de Brisban, souffrait un avant poste du Rêve. Trop isolé du Bosquet et de ses alliés, la Source de la Vigilance devait faire face à une situation de plus en plus insupportable. La cour des cauchemars l'avait réduit à une enclave et les protecteurs se retrouvaient systématiquement encerclés et assaillis, les courtisans chargés de ramener des esclaves les plus hardis pouvaient poser le pied sur l'avant poste et le traverser quasiment sans problème. Les vaillants évitaient l'affrontement, ils protégeaient en priorité les habitants quitte à laisser les prises de la Cour.  Skrittsburgh principale cible des esclavagistes grondait, l'impuissance aux protecteurs d'asseoir leur autorité était dénoncée par le peuple troglodyte, des skritts disparaissaient tous les jours. La peur qu'engendrait la cour n’arrangeait pas les relations entre ce peuple et les sylvaris, on racontait que les captifs connaissaient une torture qui dépassait l'entendement, se faire capturer par un courtisan, c'était ne jamais revenir. Les voyageurs voyaient un avant poste épuisé qui résistait avec peine. L'unique raison pour laquelle les préceptes de Ventari régnaient toujours en ces lieux reposait sur la puissante garnison de vaillants qui les défendait, des vétérans qui malgré le manque de renforts, de vivres, refusaient toute capitulation. Cette détermination restait la seule essence de l'avant poste et l'espoir de sa population, la briser signerait sa chute.


La forêt de Caledon déposait aux pieds des tours une épaisse brume, elle se répandait et recouvrait Vigilance dans un calme apparent. Un vaillant profitait de cet instant de paix pour s'éloigner, un moment de solitude et éventuellement une heureuse chasse.  Il posa son arc dans un petit abri de fortune qu'il s'était fait puis observa au loin le bosquet de Nemeton. Le térébinthe; cet arbre si curieux ; se présentait radieux et les jardiniers commençaient leur travail sous une aube propice.  L'appel se faisait même moins pressant durant ces journées, le sylvari voulait souffler, tant pis pour la chasse. Une sœur vint à sa rencontre, il fut d'abord surpris puis conclut qu'au final c'était clair, il n'y aurait pas la moindre chasse. Le vaillant l'invita à s'asseoir à ses côtés, Tar Eis Titim ça lui revenait, elle venait de l'avant poste. La pauvre. Elle avait été capturée par les courtisans mais eut la chance que les protecteurs la sauvent avant... Il se souvint également qu'elle s'isolait régulièrement ici... Inattention, il voulut s'excuser.


« Silence. C'est brisé, nous sommes brisés, ça va briser. Plus de Rêve, ni Bosquet, ni rien. Toute cette chose a assez duré.»

«  Pardonne moi sœur, je pensais à autre chose et je me suis arrêté ici. »

« Vous n'en avez pas assez ? »

« Si... De quoi ? »

« De … Cette... Ca. »

« Garde foi en notre mère. Même ici, elle ne nous oublie pas et puis … Puis je pense que nous sommes encore assez pour faire tenir cet endroit ! »

Un temps.

« J'aurai préféré partir avec mes frères là bas. Survivre au Cauchemar  et la Cour, n'avoir que des souvenirs et des marques, c'est empester le cadavre et se tenir immobile. »

Quel cynisme ! Il fixait le grand arbre au loin, incapable de savoir ce qui lui traversait l'esprit. Les traitements des courtisans, il n'avait jamais connu... Ça ne risquait pas d'arriver, mieux valait en terminer soi même. Le vaillant lui tendit sa gourde et sourit, il pouvait constater qu'elle semblait assoiffée.  Un autre protecteur s'approchait, lui d'un pas précipité. Quoi encore ? Une attaque avec cette journée ?

« Frère... Il y a une nouvelle arrivée...Un silencieux qui risque de nous poser des ennuis. »

Une armure noire faite de pièces sylvaries et humaines faisait face à un groupe grandissant. Une étrange et habituelle scène, un orateur dans ce coin reculé leur accordait une étonnante attention. Il rendait la garnison perplexe mais malgré son apparence déconcertante, le sylvari se présentait comme un silencieux ami. Son discours nécessitait pourtant une surveillance certaine.

« Quel précepte de Ventari autorise l'abandon des siens ? Si certains pensent qu'il n'y pas d'enlisement dans ce conflit qui ronge notre peuple, voilà la preuve de notre souffrance. L'abandon de cette place alors que la Cour vous encercle, foule le sol de vos terres sans crainte, voilà l'inaction néfaste du Bosquet. Chaque jour, cette folie qui nous déchire fait couler de la sève et vous, frères et sœurs, on vous a oubliés. L'oubli est votre quotidien, l'oppression et la souffrance vous assiègent depuis trop longtemps. Toutes ces places qui doivent subir cette guerre. » Un temps.  « Une liste interminable : Criquesable, Cathal... L'Île pleureuse. Et pourtant... Pourtant, j'apporte de mauvaises nouvelles. La Cour s'apprête à raser cet endroit, un ultime assaut sur ce domaine sans chef. »

« Gardez votre langue, silencieux. » Un des chefs des vaillants l'interrompit, il inquiétait tout le monde. « Nous n'avons pas besoin de vos paroles fatalistes pour nous battre.  Si vous n'êtes là que pour abattre nos gens alors passez votre chemin, il n'y a pas la place pour vous. »

« Certes non, frère. » Le heaume se tourna lentement sur lui. « Cet endroit doit être sauvé, votre courage honore vos enseignements. Je propose ma lame ainsi que celles qui sont à mes côtés. »

Une dizaine de guerriers sortirent de la brume de Caledon, ils créèrent un mouvement de panique mais après quelques temps, les vaillants virent qu'il ne s'agissait pas d'une attaque. Ces sylvaris en armes se joignirent aux côtés du silencieux.  L'impatience des protecteurs augmentait :


« Qui êtes-vous... ? Appartenez-vous à la Cour ? »

« Je suis Owän et je viens laver le désordre en cette région. »

Les rêveurs demandèrent des explications, Owän se contentait de répondre qu'il défendrait ses frères et ses sœurs de la Source de la Vigilance.  Ils ne refuseraient pas un peu d'aide.


Dernière édition par Orsa/Owän le Sam 13 Avr 2013 - 13:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Nëmfall

avatar


Messages : 390
Date d'inscription : 11/11/2012
Age : 24

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Sam 13 Avr 2013 - 13:17

Ce qu'il était nécessaire de faire pour satisfaire de bas instincts...Nemfall ne se targua pas de longs discours, qu'il laissait à Owän, ni de babillages incessants, domaine de prédilection de Tetsuöh. Il était une branche de peu de mots, traçant la voie que d'autres avaient imaginé. Son apparition au campement de la Pointe de Joy fit donc grand bruit. Il vint dans son armure azur, sa masse couverte de sève dorée dans une main, le propriétaire de ce flux traîné par l’extrémité d'une jambe brisée. Il l'avait baîlloné, ce sylvari mutilé, mais moins pour étouffer ses gémissements de douleurs que pour dissimuler sa destination indiquée d'ailleurs par la longue traînée qu'il avait laissé derrière lui.

Il le jeta comme un sac de tubercules au beau milieu des courtisans et des skritts tyrannisés afin que tous puissent reconnaître sa prise. Un Vaillant, un de ces traqueurs éludant la capture mais ne ratant jamais une occasion de planter une flèche dans la gorge d'un partisan du Cauchemar. On le félicita, l’accueillit avec moult éloges, et il n'hésita pas une seconde lorsqu'on l'offrit de terminer son œuvre.

Son « œuvre », rétorqua-t-il lorsqu'il acheva la basse besogne, ne faisait que commencer. Il y en avait encore, juste en bas de la colline, mais plus pour longtemps. Il fit des promesses, des garanties, n'avait-il pas réussi là ou nombres étaient tombés ? Sa voix était basse, ses mots crus. L'on faisait toujours plus attention à un sylvari recouvert de fluides vitaux. Il mentionna un allié lui ayant permit cet exploit, non par la force, mais par rouerie. Il promit un résultat semblable mais à une toute autre échelle, il promit la disparition des Vaillants de Vigilance, si seulement ils agissaient différemment.

Ils l'écoutèrent, frustrés qu'ils étaient par la stagnation. Eux qui prônaient le changement, sombre toile n'attendant que d'être peinturer de couleurs chatoyantes. Bientôt, ils n'auraient plus qu'à se baisser pour obtenir d'autres esclaves, ceux-là s'offrant de bonnes grâces.

Il suffisait d'attendre...Et de duper.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Salëm/Tetsuöh



Messages : 1
Date d'inscription : 06/09/2012

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Dim 14 Avr 2013 - 0:17

- Alors, racontes moi ce qui s'est passé.

Cette voix résonna à travers les arbres. Ils entouraient une petite clairière, ou le soleil peinait à éclairer les deux Sylvaris face à face. L'un d'eux en armure fixait l'autre qui se confondait avec l'arbre sur lequel il était appuyé. Celui là se mit à parler, d'une voix qui semblait hésiter entre les graves et les aigus, le murmure et le cri, le calme et la folie.

- Et bien, tes ordres étaient simples. Il fallait régler le problème des Skritts. Cette sous-race avide de métaux précieux. Comprendrais-tu ma joie lorsque je les ai trouvés. Si simples, si petits, si prompts à se faire déchiqueter. Mes premiers contacts avec eux se passèrent d'une excellente manière. Ce sont des jouets tellement fragiles...Enfin bon, je pus m'infiltrer à l’intérieur de Skrittsburg. Sans tous ces monstres de fer et d'acier, ces restes Asuras récupérés au fil du temps j'aurais pu m'y sentir chez moi. Des tunnels sinueux, des grottes immenses remplis de champignons, de débris et de recoins sombres ou je pus facilement me dissimuler... Un endroit...déconcertant.
Je finis par trouver une sorte de centre ville, là ou tous ces rats semblaient se réunir la plupart du temps. J'aurais eu simplement à me laisser tomber au milieu d'eux et à danser, danser encore et encore jusqu'à ce que la piste soit vide, qu'il n'y ait plus que la musique de mes griffes qui résonnent dans les cavernes et que le silence reprenne sa place dans ces sombres allées. Mais je ne l'ai pas fait.


Owän, celui en armure garda son regard fixé sur son interlocuteur. Sa voix ne trahissait aucune émotion, froide comme la glace.

- Et pourquoi ne l'as tu pas fait ?

L'autre Sylvari, partit dans un rire malsain, qui monta peu à peu dans les aigus et résonna à travers les branches, un rire dément, incontrôlé qui s'arrêta subitement, interrompu par cette voix glaciale qui reposa la même question.

- Pourquoi ne l'as tu pas fait ?
- Si tous ces Skritts étaient rassemblés à cet endroit là, c'était parce que une Sylvarie s'y trouvait aussi.


Quelques bruissements de feuilles. Le Sylvari se rapprocha d'Owan, continuant d'une voix légère.

- Elle était là oui, envoyée par Vigilance. Les bras remplis d'objets précieux, la bouche remplie de bonnes paroles. Elle n'eut aucun mal à avoir leur attention et je sentais ses promesses s'insinuaient en eux pour y faire germer la soumission. Je ne pouvais laisser faire ça. Mais mon plan se mit en marche sans même que je fasse quoique ce soit. Un des skritts qui semblait plus âgé que les autres restait indifférent au doux miel que la Rêveuse répandait autour d'elle. Je savais déjà ce qu'il me restait à faire. Je pus me rapprocher de lui, faisant corps avec les ombres de la caverne et celles de son âme. Je n'eus aucun mal à faire glisser mes racines jusqu'à lui et à y semer la graine de la haine pour récolter ce que je voulais. Une révolte.
Peu à peu, je parvins à rassembler sous mes feuilles un nombre suffisant de rats qui adhéraient à ce que prêcher le patriarche. Les paroles que je glissais à son oreille coulaient par sa bouche pour s'insinuer peu à peu dans le cœur de ses semblables. Le résultat ne se fit pas attendre.
Ce petit groupe s'interposa face à la sylvari. Et ses paroles apaisantes, remplies de bonté et de promesses ne pouvaient rivaliser avec mes cris de fureur, remplis de haine et de mensonges. Le skritt, devenu mon messager, leur fit rapidement comprendre que l'on ne pouvait faire confiance qu'à son peuple. La sylvarie perdit rapidement ceux qui lui avaient tendus l'oreille auparavant et bientôt, elle se retrouva seule. Face à un peuple uni contre leur ennemi. Contre elle. Elle se mit à courir, pour sauver sa peau ou prévenir les siens on ne le saura jamais.
Je finis par l'intercepter un peu avant la sortie, quand elle dut affronter les quelques gardes qui l'empêchait de passer. Elle ne m'a pas entendue me glisser derrière elle, me coller contre son corps, la prendre dans mes bras, la serrant toujours plus fort contre moi. Pour que ma lame s'enfonce le plus loin possible en elle. J'aurais pris tellement plus de plaisir si j'avais pu la faire souffrir un peu plus. Mais je n'avais plus le temps, je devais mettre la scène en place, le reste des Skritts lancés à sa poursuite approchait.
Quand ils arrivèrent sur la place, ils découvrirent les restes d'un charnier. Les corps des gardes éparpillés sur les murs, de longues traînées de sangs recouvrant le sol. Je leur laissai même un petit message sur un des murs, "Ça ne se finira pas comme ça". Écrit avec le sang de leurs semblables bien sûr, juste à côté quelques effets personnels de la Sylvarie. Attisée par quelques paroles de mon messager, la haine des rats ne fit qu'amplifier et le déclic se fit. La graine de la révolte dans leur cœur avait-elle aussi, finit par germer. Tout était finalement en place, comme tu le souhaitais. Ils se dirigent maintenant vers Vigilance, prêt à tout détruire sur leur passage.
Revenir en haut Aller en bas
Orsa

avatar


Messages : 31
Date d'inscription : 18/09/2012

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Dim 14 Avr 2013 - 0:19

[Elloth]

Avec Owan étaient venus les dix guerriers, et quelques heures plus tard, durant la nuit, une petite Sylvari à la fleur violette. Elle, n'avait pas fait de grand discours, ne s'était pas montrée en publique, mais c’était mise à aider, ou elle pouvait.

- Je ne sais pas me battre, moi. Mais je sais cuisiner, et faire rire, et vous avez besoin de rire ici, je pense.

Et elle s’était mise, petit papillon lumineux dans ce camp morne et morose, à aider là où elle pouvait. Préparant et livrant les repas. Appliquant les bandages, restaurant les protecteurs en eau fraîche bref, toutes les tâches simples mais indispensables. Et assez rapidement, elle était devenue le petit point positif, la petite chose qui allège la journée, qui donne le sourire au malheureux, et petit à petit, sans que personne ne le voie, elle avait fait son œuvre, diablotin déguisé en fée. Elle s'était glissée dans la sympathie des gens importants, et elle avait déversé ses poisons dans les chaudrons, les cruches d'eau, les esprits et les cœurs.

Elle leurs avaient murmurés les mots qu'ils faillaient, changé leur peur en angoisse, la morosité en désespoir entrecoupant leurs malaises grandissants d’éclats de rire qu'elle leur offrait. Un jour, à bout de force, deux citoyens quittèrent les lieux, et un de plus le lendemain. Trois jours de plus et on trouvait un vaillant aux abords du village, ses cris de terreur perçant la nuit, se tordant de douleur, les pieds déchiquetés de trop frotter le sol, s'arrachant la peau du crâne à grand coup d'ongle. Elle, alors que le village entier observait avec horreur la terrible scène, dansait en cachette, charmante et macabre petite ballerine, vibrant et pleurant de joie au son de la vie arrachée jusqu'au paroxysme final, explosion de joie, hurlement d’horreur, elle sursauta, finit droite et vibrante, presque en extase quand elle entendit le claquement d'une mâchoire qui se déboîte, se recroquevillant dans son bonheur, elle finit prostrée contre un mur, tandis que sa victime gisait, figée dans la terreur a jamais.

On la trouve le lendemain, les tremblements et les rires étouffés furent pris pour des sanglots, les larmes de joie pour des pleurs de terreur. Abattue elle aussi, terminé le petit rayon de soleil perçant les nuages quotidiens. Elle les avait abattus avec elle, triomphant même d'un ou deux vaillants qui sombrèrent dans son désespoir, sous ses coups silencieux.

Et puis, elle avait changé, reprenant espoir, elle le leur avait fait voir dans un chevalier sombre, et ses dix guerriers, qui se battaient sans faillir. Elles leurs avaient fait voir que, si le bosquet les abandonnait, eux, restaient. Et petit à petit, en silence, elle les entraîna avec elle, vers les recoins sombres de son être, leur faisant découvrir leurs propres noirceurs...
Revenir en haut Aller en bas
Orsa

avatar


Messages : 31
Date d'inscription : 18/09/2012

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Dim 14 Avr 2013 - 0:21

[Yrnh]

Yrnh était déjà sur place quand le silencieux arriva. Adossée au mur vivant d'un des abris, elle aiguisait ses lames tout en discutant de la situation avec un protecteur. Et les nouvelles n'étaient pas bonnes. La traqueuse pestait pour elle même, la tête baissée, les roseaux suintant de sa tignasse tombant sur son visage épineux. Les feuilles couvrant son corps avaient la couleur des marais, légèrement huileuses. Malgré son apparence particulière, les protecteurs la connaissaient bien. Yrnh était une traqueuse redoutable, dont la lame avait renvoyé à la terre plus d'un Courtisan. La haine qu'elle éprouvait pour le Cauchemar n'avait d'égal que son acharnement à poursuivre les déviants de sa race. Et elle n'avait pour eux aucune pitié.

C'était la raison de sa présence à la Vigilance. Elle n'était à l'origine que de passage sur ces terres, mais devant l'urgence de la situation, elle ne put que s'arrêter et mettre ses lames au service des habitants méfiants. Elle conversait avec un protecteur lorsqu'un trouble fit vibrer la Vigilance. Yrnh se redressa et sortit de l’abri, en cherchant l'origine du regard. Ses yeux sombres se posèrent sur le sylvari en armure sombre. Autour d'elle les villageois murmuraient, la tension faisait frémir ses feuilles alors qu'elle écouta l'échange en silence. Une tension qui alla en grandissant à l'apparition des guerriers du silencieux. Yrnh plissa les yeux, puis s'en retourna à l’intérieur, reprenant ses lames pour finir de les aiguiser. Puis elle entrepris de récolter un peu de poison suintant de ses roseaux, accroupie dans un coin. Elle regardait la demi-courge lui servant de bol se remplir du liquide ambré tout en se perdant dans ses pensées. Des bras en plus n'allaient pas être de trop contre le Cauchemar. Même si leur allure et leur apparition soudaine pouvait répandre le trouble. Elle ne se mêlerai pas à eux, de toute manière. Non, sa place n'était pas au cœur de l'affrontement, mais dans les fourrés alentour, guettant les survivant qui tenteraient de fuir pour s’abattre sur eux, l'ombre parmi les ombres, achevant leur vie au milieu de leur lâcheté.

Lorsque la nuit tomba, Yrnh ressortit pour part à la garde nocturne. C'est là qu'elle se sentait le mieux, sous le ciel étoilée, baignée des rayons de la lune. C'est l'astre qu'elle avait vu en premier le jour de sa naissance. Suivit du sourire de Guemiel, née en même temps qu'elle …

L'image fit légèrement frémir les feuilles de Yrnh, qui tacha de chasser ce souvenir aussi beau que douloureux. L'heure n'était pas à la mélancolie. La traqueuse se concentra sur l'instant présent, scrutant les alentours du village plongé dans les ombres de la nuit.

Une nouvelle agitation attira son attention, de l'autre coté du village. Une jeune sylvari venait d'arriver, agitant ses feuilles mauves, le visage paré d'un sourire apaisant. Yrnh l'observa un instant, avant de retourner à sa garde. Enfin une arrivante de meilleure augure que le sombre silencieux. Le village avait bien besoin de réconfort.

Le lendemain, Yrnh se reposait avec les protecteurs nocturnes dans un coin. Les yeux mi-clos, elle observait les allez-retour de la sylvari nommée Elloth. Cette petite boule mauve d’énergie n’arrêtait jamais. Et cela semblait faire le plus grand bien aux villageois, qui semblaient retrouver espoir. On recommençait même à voir des sourires, parfois quelques éclats de rires brisaient le silence tendu de l'attente.

Voyant que la situation s'adoucissait à la Vigilance et que sa présence n'était nullement nécessaire, Yrnh annonça aux protecteurs qu'elle s'absentait quelques jours, pour s'approcher de leurs opposant et commencer à semer le troubles dans leurs rangs. Lorsqu'elle revint, le poison avait fait son office …

A son retour, ce qui la saisit immédiatement fut ce changement radical sur les visages des villageois. Plus de sourire, rien d'autres qu'angoisses et sanglots. Les protecteurs abattus lui firent le billant des morts et des disparus. Yrnh fit le tour du village, consternée. Elle s'arrêta un instant pour se servir un verre d'eau quand des cris la firent se retourner. Un homme fou de désespoir était en train de se rouler sur le sol, le corps griffé de toutes part. La traqueuse lacha son verre pour bondir à son secours, mais un protecteur l'arrêta en refermant ses bras autour de ses épaules.

''Laisse-le, il est perdu...''

Yrnh ne pu que regarder l'agonie du sylvari qui s'arracha les yeux avant de suffoquer de panique, ne laissant qu'une écorce tordue sans vie sur le sol. Alors qu'elle observait les visages effrayés autour, la traqueuse posa son regard sur la petite sylvari mauve. Elle plissa les yeux en remarquant un sourire étiré sur ses lèvres. Elloth sembla s'en rendre compte, et cacha son visage dans ses mains pour sangloter sur l'épaule du sylvari voisin.

Quelque chose ne tournait pas rond dans le village. Et pour rajouter au trouble, les discours avaient changé. On pestait contre le Bosquet, parfois contre Mère elle-même, et à l'inverse, on vantait les mérite de ce silencieux …

Yrnh décida de se retirer de la Vigilance. Elle annonça son départ, et s'en alla à la tombée de la nuit. Mais elle n'alla pas bien loin. Tapie aux abords du village, la traqueuse observait, guettait, cherchait ce que les autres n'arrivaient pas à voir...

Revenir en haut Aller en bas
Orsa

avatar


Messages : 31
Date d'inscription : 18/09/2012

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Dim 14 Avr 2013 - 0:21

Une question d'apparat. Les vaillants souffraient d'un mal inconnu et le Rêve ne se semblait avoir aucune réponse. Chaque jour leur nombre diminuait et chaque jour le nom d'un silencieux rayonnait. Aucune méfiance, son arrivée était au contraire vu comme une sorte de...providence. Des rumeurs favorables circulaient au sujet d'un héros qui venait de l'île Pleureuse, faisant le devoir de protecteurs. Le climat créé avait des résultats bien plus efficaces que prévu, cette sylvarie mauve ne devait qu'écarter les vaillants de la scène. Elle dépassa les exigences pour noyer les pensées des sylvaris, une initiative appréciable. Peu à peu, ils venaient à la rencontre du guerrier sombre, à la recherche de son enseignement. Plus personne n'osait l'interrompre dans sa colère envers les tablettes, Ventari et le Bosquet. Le fanatisme rêveur se transformait peu à peu en une douce écoute désespérée. La présence de cette nouvelle troupe montrait son apparente efficacité, pas une seule attaque du cauchemar durant des jours. Owän murmura le nom de Nëmfall. Vigilance allait tomber, la suite de l'intrigue tissée n'apparaissait que superflue. Cependant, Tetsuöh avait lui aussi fait son travail car hélas, en plus de la souffrance des vaillants s'ajouta une autre mauvaise nouvelle. L’émissaire de Vigilance ne revenait pas et les skritts se montraient agités.

Skrittsburgh ne disposait que d'un faible pouvoir politique. Le roi en place observait impuissant la colère de son peuple, sans savoir pourquoi on réclamait la sève de Vigilance. Un patriarche exigeait une expédition vengeresse sur l'avant poste des arbres-trompeurs et les volontaires ne manquaient pas. « Sève, Sève, Sève ! », il fallait déchirer, rouer de coups, percer l'écorce et revenir avec les têtes des menteurs sur des pics. Mort aux esclavagistes et leurs amis. Des assassins ! Leurs gardes perdirent la vie pour cette diplomate qui osait demander la paix. Le royaume allait chasser ces odieux êtres qui ne valaient pas mieux que les grandes-oreilles. Oui, ils prenaient comme arme tout ce qui leur tombaient sous la main puis ils partirent dans le désordre le plus total, la nuit et sur la route tracée entre les deux places. Le patriarche prenait la tête, il n'avait jamais pris part à des combats ou des révoltes, sortir de l'ombre le rendit aveugle, il jubilait intérieurement de son succès. Il laisserait ses skritts de main faire tout le sale travail, un tel succès le rendrait sûrement roi. L'expédition ne pouvait pas apercevoir les torches de la Source de la Vigilance.

Les flèches sifflèrent et les mousquets détonnèrent. Les rats mirent un temps à s'apercevoir que les leurs tombaient. Une probable question se devinait dans leurs yeux : quelle sorcellerie pouvait semer la mort à une telle vitesse dans leur rang ? La vision d'un massacre organisé paraissait amusante pour la plupart des sylvaris. On visait celui là qui hurlait de se disperser, celui là qui tentait de relever un compagnon touché, celui ci agonisait autant le laisser gémir... Un amusant divertissement qui n'avait que deux consignes, ne pas toucher le meneur et éviter de trop manifester son amusement devant les témoins protecteurs. Cet imbécile de patriarche s'était couché à terre comme un vers de toute manière. Le son des skritts paniqués donnaient la retraite, on ne s'attendait pas une telle résistance, les rats pensaient sûrement assassiner des sylvaris dans leur sommeil. Lorsque les combattants encore debout désignèrent les collines ou les arbres qui crachaient de la poudre ou montraient des silhouettes dissimulées, l'escarmouche était déjà finie et la victoire volée. Le patriarche n'osa pas se relever, il prévoyait de faire le mort un moment. La troupe embusquée put entendre ses cris de panique lorsque le skritt entendit la consigne d'achever les blessés. Une main froide en métal le souleva par la nuque, il fit face à un heaume de métal et de végétaux... Était-ce là le cauchemar ?


« Annoncez à votre roi, » la nouvelle voix froide qui protégeait Vigilance terrifiait son interlocuteur, il se mit à se débattre vainement, de toucher le sol. « Annoncez à votre roi que la Source de la Vigilance ferme ses portes quant à Skrittsburgh. Tout Skritt sur ses terres connaîtra le même traitement que votre pitoyable armée et sa tentative de cette nuit... à l'exception d'un émissaire. Cette fois, les négociations auront lieu à Vigilance. »

Sauvé, il était sauvé. Il devait faire passer un message, le patriarche hocha la tête machinalement et sans interruption.

« Oui oui ! Oui ! Pitié, Tikeling vieux skritt pas dangereux et beaucoup de skritts l'écoutent ! »

Owän s'apprêta à lui donner une autre bonne raison de transmettre ses paroles, lui briser un membre ou une autre chose convaincante. Il se rappela judicieusement qu'il n'était plus à Ombrecoeur et que les vaillants pesaient déjà les mots d'une telle politique. Certes ils comprenaient que l'action de repousser ces skritts enragés apparaissait nécessaire mais … Une telle fermeture aux discussions ? Ils l'observèrent, ce silencieux qui laissa le patriarche s'enfuir et rattraper les derniers blessés qui s'enfuyaient. Non on n'allait pas les achever, il fallait juste faire peur. L'un des vaillants parla pour les autres, le mal le rongeait déjà mais il pouvait encore s'exprimer à ce silencieux qui connaissait l'art de la guerre des autres peuples.

« Merci... Nous n'aurions pas pu combattre sur deux front. Pourtant, pensez-vous judicieux d'interdire un compromis ? Skrittsburgh ne risque pas de vivre éternellement dans la crainte. »

« Ce peuple semble avoir assez de conflits à l'intérieur de ses murs. Nous avons juste fait en sorte qu'ils ne s'intéressent plus à ce qu'il y a en dehors de ceux ci. N'ayez-crainte, si diplomate il y a, nous vous laisserons l'entendre. »

Le Vaillant approuva de la tête fébrilement puis se mit à défaillir soudainement. Ses proches lui offrirent un soutien trop tard, le mal l'avait emporté, il commença à souffrir, un cri plaintif sur cette écorce qui le torturait. . Désespéré, son public demanda au silencieux que faire, il les invita à le ramener à Vigilance. Le nombre de protecteurs devenait négligeable.

Ce poison terrifiait la population et on supplia Owän de trouver une solution. Poison des skritts ou complot de la Cour, le sencieux en leur murmurant ces deux rumeurs promit d'enquêter.
Revenir en haut Aller en bas
Nëmfall

avatar


Messages : 390
Date d'inscription : 11/11/2012
Age : 24

MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   Dim 14 Avr 2013 - 3:25

Il était assis sur son champignon, à l'écart des autres courtisans, la tête penchée sur le côté, guettant...Des nouvelles qui ne tardèrent pas à arriver. Les cris d'agonies, le désespoir, la bataille...Toutes les émotions qui émanèrent de Vigilance depuis l'arrivée de ses frères trouvèrent leur chemin jusqu'à la Pointe de Joy, renforçant ses allégations, fortifiants ses adjonctions. Même les plus sceptiques et retors des partisans du Cauchemar durent se rendre à l'évidence : leur allié mystérieux faisait des merveilles. Il y en avait qui, pourtant, murmuraient toujours entre eux, lui jetaient des regards suspicieux. Ils n'avaient pas lancé d'assaut depuis des jours, et ils se montraient de plus en plus nerveux. Il fallait attaquer Vigilance, disaient-ils. Pourquoi attendre lors que le nombre des Vaillants s’amenuisaient de plus en plus, que le moral tombait ? Il suffisait de tendre une main pour prendre ce qui leur revenait de droit.

Et ce jour-là, Nemfall acquiesça.

Il vint au Chevalier de l'Abattement, l'armure azurée reluisante et la main posée sur sa masse crépitante. Il lui murmura que le temps de l'attente était révolue, que la récente victoire de la Source de la Vigilance avait abattu leur éternelle surveillance, que le fruit était tombé de l'arbre et qu'il n'y avait qu'à la cueillir. A ces mots, le Chevalier se redressa et galvanisa le reste des courtisans tandis que sous son heaume, Nemfall souriait.

Un mot, un murmure se perdit dans le courant du Cauchemar. Vigilance réagit en écho, et lorsque les troupes du Chevalier de l'Abattement se présentèrent ils furent accueillit par Owän, l'arme au clair.

La bataille fut brève, la sève des Vaillants et des Courtisans se mêlèrent, leur teinte se fondant dans la mort. L'estramaçon tomba, s'abattant sur le cou du Chevalier ainsi nommé, le Cauchemar s'éparpilla dans la confusion, ne leur avait on pas promis une prompte victoire ?

A cette question, Nemfall répondit non. Il leur avait enjoint d'attendre, mais le Chevalier Abattu avait fait preuve de trop d'empressement, il avait faillit et pire encore, perdu la vie face à une troupe moindre. Aucun des courtisans ayant participé à l'assaut ne vint le démentir, tous gisaient.

Et il ne restait plus à Nemfall qu'à cueillir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices   

Revenir en haut Aller en bas
 

[ARCHIVE RP] Prise de Vigilance par les Supplices

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [RP]Prise de Joinville
» [CR] EPT Prise d'otages à Loyada
» prise de control et mal d'invocation
» [Récit-RP] Prise de Montauban.
» doc prise de son multi canl

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GW2 RP :: Organisations & Guildes :: Maguuma :: Sylvaris : Rêve et Cauchemar :: Archives du Bosquet-