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 Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.

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Morgan Vorlis

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MessageSujet: Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.   Dim 7 Juin 2015 - 0:24

Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.

Takred Valyena est venu trouver le commandant Vorlis et le sergent Hautelance au quartier général Séraphin à deux heures et quinze minutes, en pleine nuit.

"Le Duc Valyena venait à la rencontre du Seigneur Tancrède. Cette rencontre pouvait très bien se passer comme elle risquait de dégénérer. Ils évoquent depuis plusieurs semaines l'idée d'un duel à mort." Takred a prévenu les Séraphins de la rencontre et aimerait "s'assurer que les lois du Royaume soient respectées". Il craignait que la haine que les deux individus partagent l'un pour l'autre "ne préside leur raison".  Il estimait qu'il fallait un ordre en lieu et place pour maintenir l'autorité de la Couronne.

Le lieutenant Vorlis et le sergent Hautelance l'ont suivi dans sa recherche de Tancrède Volderodh qu'il désirait trouver avant son frère le Duc Takoda Valyena. Tancrède Volderodh n'étant pas présent ni à la villa, ni à la taverne du Mumure de la jeune fille, les Séraphins et Takred Valyena ont rejoint le groupe de Takoda Valyena sur la promenade des artisans.
Le groupe était composé comme suit :

Takoda Valyena, en armes.
Balian Klade, en armes.
Madeloc Morteuil, en armes.
Morinora, mage en chef de la maison Valyena.
Maktar Hurlacier, charr, en armes.

Madeloc Morteuil a accueilli les Séraphins en demandant à Takred Valyena pourquoi il ramenait "la volaille". Le Duc Valyena estimait la présence des Séraphins superflue et a désinvoltement demandé au commandant Vorlis de lui rappeler de lui "offrir le thé" quand tout ceci sera terminé, afin de se faire "pardonner du trouble qu'aura occasionné une Lame Brillante sur les forces de l'ordre séraphines". Le sergent Hautelance a signalé qu'il aurait été inutile de de faire appel à cette autorité.
Le Comte Balian Klade a demandé s'ils allaient être retenus longtemps "car bon ! là ces troubles fête m'empêche de faire mon pot de retour"; Madeloc Morteuil a demandé s'ils allaient "devoir supporter ces deux boulets." Le Duc n'a relevé aucune de ces insultes et a poursuivi. Le groupe Valyena considérait que piller une banque donnerait un "VRAI travail" aux Séraphins qui les accompagnaient ce soir là. Le Comte Balian Klade a poursuivi en ligne droite le foutage de gueule caractérisé.
Détail:
 


Madeloc Morteuil a ensuite ajouté en s'adressant au commandant Vorlis : Soldat, vous pouvez nous suivre certes mais évitez de vous coller au postérieur de mon employeur , ca a tendance à m'agacer.

Le groupe a repris le chemin de la villa suite à la confirmation de la position de Tancrède Volderodh par le sergent Hautelance. Takoda Valyena a annoncé ses intentions auprès de monsieur Volderodh : faire un pas physique vers lui, puisque son épouse l'a persuadé que Tancrède Volderodh faisait "une sorte de pas vers lui." Il a ajouté qu'il aurait souhaité voir Héloïse Volderodh à ses côtés. Tancrède Volderodh l'a fait appeler. La journaliste présente s'est placée sur le côté.
Héloïse Volderodh est arrivée. Takoda lui a présenté ses excuses, soulignant le mépris qu'il a pu éprouver pour Tancrède Volderodh et l'indignité de la conduite qu'il avait adoptée en jetant ces mots au visage de cette dame. Il s'excusait "de n'avoir point fait preuve de la dignité qui devrait estre inhérente à son rang et à son héritage."
Héloïse Volderodh a accepté ses excuses et à présenté les siennes à son tour, "à titre personnel, si j'ai pu également avoir des mots durs à votre égard. Ce qui est entre nos maisons est une autre chose."
Takoda Valyena a ensuite poursuivi en ajoutant à ses excuses de nouvelles injures poliment formulées :

"Tancrède.
Je ne vous aime pas.
Je ne vous apprécierai probablement jamais.
Je vous en veux pour bien des choses. Et je continuerai de vous en vouloir.
Mais j'ai eu tort d'en faire profiter le quartier de Rurikton, naguère.
Prendre le peuple à partie vous ressemble trop pour que je m'autorise à utiliser de telles méthodes.
Mais je suis enclin à ne pas générer plus de vagues quant à nos différences, à partir du moment où elles ne s'entrechoquent plus.
Seulement, ce n'est pas moi qui ai esté offensé."

Tancrède Volderodh a relevé une faute dans le discours de Takoda Valyena. Ce dernier a conclu : "Mais moi, j'aimerais entendre ce que vous avez à dire aux miens que vous avez blessé."
Tancrède Volderodh a affirmé que les affaires concernant mademoiselle Morinora, Morteuil et Takoda Valyena restaient entre eux. Il a d'abord souhaité présenter ses excuses à Takred Valyena, son "frère par alliance," avant de "se confondre en excuses auprès de [Takoda Valyena] comme le veut l'usage et le protocole [qu'il a] initié par [son] discours."
Takred Valyena a souligné la crainte qui constituait la base des relations qu'il entretient avec Tancrède Volderodh, ajoutant qu'il s'agissait de la raison pour laquelle les Séraphins étaient présents, alors qu'il n'avait parlé jusque là que de la peur que son frère commette lui-même un délit en présence de Tancrède Volderodh.
Tancrède Volderodh a ensuite présenté ses excuses à Takoda Valyena de la même façon que celui-ci, énumérant les défauts de son vis-à-vis avant de s'excuser de le lui avoir "dit en face l'autre jour."
Sur cela Balian a demandé : "le sire se croit il au dessus des terres de Kryte ?" pour ajouter "Hein que dites vous? Pardonnez-moi, je ne suis que pensif. Continuez..." lorsque Tancrède Volderodh a souhaité expliquer ses propos.
Héloïse Volderodh a ensuite demandé si les offenses étaient levées. Takoda Valyena  a répondu : "Vous ne vous estes pas excusé auprès de Morinora. Pour l'avoir insulté, menacé, violenté."

Tancrède Volderodh a répondu que cela ne faisait "pas partie de l'accord conclu avec votre femme [Dame Léanor de Westharon]" et qu'il ne pouvait excuser la conduite de Morinora lorsqu'elle a tenté de convaincre Aelys Volderodh d'avorter de l'enfant de Tancrède Volderodh.
Takoda Valyena a déclaré qu'elle avait tenté de convaincre Aelys de sauver sa vie, et Morinora a répliqué suite à un murmure de Balian Klade : "Vous faisiez fausse route, Monsieur. La seule chose sur laquelle Mr. Volderodh... Que domine monsieur Volderodh est sa cousine."
Tancrède et Takoda Valyena ont discuté des liens de parenté qui unissaient Tancrède Volderodh et Aelys Volderodh, ainsi que du degré d'inceste qu'impliquait leur relation. Voyant la discussion s'envenimer, Heloïse Volderodh a demandé à ce que le comte Balian Klade, la journaliste et Morinora quittent la pièce.

Sans prêter attention à sa demande, Takoda Valyena a déclaré : "Il n'y a de Paix qu'après la guerre, et je ne faisais pas la guerre au Volderodh jusqu'à maintenant."
Tancrède a demandé : "Donc c'est la guerre ?"
Takoda Valyena n'a pas répondu. Tancrède a reposé sa question. Takoda Valyena a dit :" La démence reprend le pas sur vous, Tancrède."
Tancrède Volderodh a répondu : "Non je vous pose une question simple. Vous venez ici avec la femme qui a tenté de faire avorter la mère de mon enfant... en face de moi. Vous commencez votre monologue en m'insultant et en chiant sur la diplomatie et vous vous attendez à ce que je rampe devant vous ?"
Le comte Balian Klade contait fleurette à une domestique à haute voix durant la poursuite de la conversation. Tancrède Volderodh a souligné qu'ils parlaient en mal de son enfant. Morinora a répliqué avec ironie : "La balle du canon que vous lui aviez mis sur la tempe ? Appelez cela comme bon vous semble."
Tancrède Volderodh a alors déclaré qu'il suffisait, et que les Valyena pouvaient repartir. Morinora s'est exclamée : "Ah, voilà... On le retrouve," ce qui jette un doute sur ce qu'elle attendait de la conversation.

Takoda Valyena a déclaré que Tancrède Volderodh hurlait sans raison. Tancrède Volderodh a répondu : "Sans doute Takoda... mais il n'y aura pas de paix." Le Comte Balian Klade a jugé bon d'ironiser : "Dommage de crier ! C'était pourtant si calme..."
Takoda Valyena a ajouté que si Tancrède Volderodh voulait entrer en guerre contre lui, le seul moyen était de prendre son épée. Tancrède s'est exclamé : "Un duel ? J'accepte !"
Balian Klade a ajouté : "Une guerre ne demande pas de duel... elle demande des hommes, un front...", et Morinora a demandé qui avait parlé de duel. Takoda s'est défendu de désirer ledit affrontement, mais a affirmé qu'il ne le refuserait pas.
La conversation est revenue à l'enfant que portait Aelys Volderodh, Tancrède Volderodh le considérant comme un enfant et Takoda Valyena comme un embryon. Morinora a de nouveau lancé une remarque : "Pas d'après les Asuras qui s'en sont occupés."
Lorsque Tancrède Volderodh a fait remarquer qu'il n'était pas asura, Morinora a déclaré avec ironie qu'il était plus proche du skritt.
Takoda campant sur ses positions, Tancrède a envoyé au diable ses "interprétations scientifiques."

C'est sur ces mots que le sergent Hautelance est allé demander au duc Valyena de faire sortir sa subordonnée, Morinora. Il lui a répondu :
"Je ne suis pas chez moi," comme s'il était dans l'impossibilité de la congédier, et a ajouté ensuite "et vous non plus, d'ailleurs."
Le sergent Hautelance lui a demandé s'il avait l'air d'un imbécile. Takoda Valyena lui a répondu : "Non, d'un arrogant, mais d'un arrogant assez fûté."
Takred Valyena a tenté de prendre la parole pour faire cesser les discussions. Il a demandé à Morinora et Balian Klade de sortir, en les conjurant de "s'écarter de cette rixe." alors que Balian Klade venait d'apostropher Tancrède Volderodh en lui faisant remarquer qu'il "perdait son image."

Le comte Balian Klade a alors répondu à Takred Valyena : "Ho non Takred, je suis à mon aise dans ce fauteuil où j'ai été convié."
Morinora s'est tournée vers Takred pour lui dire "c'est votre oeuvre, monsieur." Balian Klade a ensuite ajouté : "Une rixe ? Vous m'apprenez une drôle de chose, je viens ici pour écouter des discours d'élloquance, voyez-vous je profite du spectacle."
Le sergent Hautelance est venu prendre place devant Balian Klade pour lui ordonner de sortir, ainsi qu'à Morinora. Balian Klade lui a répondu : "Pardonnez moi sergent vous me bloquez la vue et je ne bougerai pas d'ici, désolé je ne reçois aucun ordre de votre part."
Morinora, quant à elle, a affirmé que "ce serait contraire à [ses] voeux et [ses] engagements envers la maison Valyena."
Takred s'est scandalisé de la conduite de Balian Klade, lui demandant :" Vous contestez les ordres des autorités maintenant !?"

Le sergent Hautelance a annoncé à Balian Klade qu'il le coffrerait ainsi que la femme en blanc s'ils s'obstinaient, pour le trouble à l'ordre public qui allait résulter de cette conversation qu'ils contribuaient à tirer vers le fond.
Balian Klade a répondu : "Merci sergent, je peux revoir les discussions," alors que Takoda Valyena et Morinora s'exclamaient qu'il ne s'agissait pas d'un lieu public.
Le sergent Hautelance a déclaré : "Nous sommes dans la Villa du Ministre Wi, un lieu de pourparlers et d'échanges. Vous êtes des nobles, cette conversation est une farce et vos hommes. Vont. Sortir. Takoda.
Maintenant.
Ou je vous jure que tous sauf vous et votre frère finiront en cellule cette nuit pour réfléchir au moment où il faut cesser de prendre un Séraphin de haut."
Héloïse Volderodh a exhorté les présents à obéir aux Séraphins. Takoda a répondu :
"Ywain. Je parle calmement. Alors dégagez de mon espace vitale. Votre insigne ne vous octroie pas tous les droits."
Balian a ajouté avec l'ironie qui le caractérisait depuis le début de la conversation : "Sommes nous pas ici pour l'échange et le pour parler ? Je ne voyais pourtant aucun trouble..."
Le Sergent Hautelance a entrepris de passer les fers à Morinora et Takoda Valyena a ordonné au Commandant Vorlis de faire "cesser cette arrestation abusive et illégale." Il a ajouté "vous savez qu'elle fera beaucoup de bruit alors qu'elle n'en vaut pas la peine."
Morinora a alors dit au sergent Hautelance : "Vous avez cinq secondes pour retirer vos mains de là avant que je ne plaide la légitime défense."
Lorsque le commandant Vorlis s'est avancé pour passer les fers au Comte Balian Klade, celui-ci a demandé : "Commandant, peut-être voulez-vous que je fasse appel à la garde du ministre ou la lame brillante pour vous rappelez vos rôles ?" - " Si vous me touchez Commandant, je vous garantie que vous perdrez vos fonctions." - "Ce lieu n'est pas sous votre juridiction". Le commandant l'a sommé de se laisser faire au nom de la Reine. Le comte Balian Klade a continué de discuter : "Et pourrais-je avoir commandant les raisons de mon arrestation ? Non je pense vous rappelez votre travail commandant... Donc quel sont les chef d'accusation ?" - "Alors commandant ? J'attend vos discours ?" sans se départir de son verre de vin.

Les gardes du Ministère en faction ce soir là ont demandé aux Séraphins de quitter les lieux. Tancrède Volderodh, qui était venu prêter main forte au sergent Hautelance lors de l'arrestation de Morinora en tant que Séraphin, a suivi.

En raison de leur comportement volontairement irrespectueux envers les Séraphins de Sa Majesté et leur refus de se plier à l'autorité même en étant sommés de le faire au mépris des troubles causés à l'ordre public, les citoyens suivants seront arrêtés et punis selon les dispositions suivantes :





Morinora:
 

Balian Klade:
 

Takoda Valyena:
 

Madeloc Morteuil:
 

Ywain Hautelance:
 

Une copie de ce rapport sera envoyée au capitaine de la garde du Ministère Andérans Sorel afin qu'il puisse prendre note du comportement des gardes de service le soir du 65ème jour de la saison du Phénix.


M. Vorlis, commandant Séraphin de la compagnie Serres d'Argent.
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Morgan Vorlis

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MessageSujet: Re: Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.   Dim 7 Juin 2015 - 1:32

Note ajoutée à l'attention des supérieurs de Morgan, qui ne la liront probablement jamais puisque les PNJ n'ont pas d'yeux :

Il serait bon de trouver un moyen de rappeler pacifiquement à la population de Kryte qu'ils sont effectivement tenus d'observer un minimum de respect et d'obéir aux ordres des Séraphins de sa Majesté. Le comportement inqualifiable de la maison Valyena à l'égard de l'armée de Sa Souveraine la Reine Jennah, à commencer par les propos tenus en présence des Séraphins en service, n'est que le symptôme d'un manque de respect croissant des civils pour les Ordres.
Les maisons nobles avaient cependant jusque là la décence de ne pas insulter les Séraphins et d'obtempérer lorsqu'ils étaient sommés de faire quelque chose.
La passivité du Duc Takoda Valyena à l'égard des écarts de comportement de ses hommes constitue en elle-même un encouragement à cette conduite inacceptable, plus encore lorsqu'elle implique un ou plusieurs nobles de Kryte.
Avoir juré allégeance à Sa Majesté la Reine Jennah ne dispense pas un citoyen de s'acquitter de ses devoirs et de se soumettre à l'autorité représentée par l'Ordre Séraphin.

Le comportement de la Maison Valyena ce soir-là a cependant d'inquiétant qu'elle place les valeurs d'une maisonnée au-dessus de de celles du Royaume, et l'autorité de Takoda Valyena au-dessus de celle de Sa Majesté la Reine Jennah.
Cette attitude me semble d'autant plus dangereuse qu'il semble que le Duc exonère certains de ses serviteurs des peines qui devraient leur être infligées pour des délits commis en toute discrétion au sein de la Colonie d'Ascalon.

S'il est important pour le Royaume d'éviter un conflit ouvert impliquant les Volderodh et les Valyena, il semble également possible d'envisager un conflit entre monsieur le Duc et notre bien-aimée Reine au vu des derniers événements.
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Parnasse Invictus

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MessageSujet: Re: Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.   Dim 7 Juin 2015 - 22:23

Déposition n°   :
Date de la déposition : 67ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.
Nom : Valyena d'Ascalon
Prénom : Takoda Estebrand
Race : Humain
Année de naissance : 1296
Affiliation : Maison Valyena, maison Westharon, Conseil Municipal d'Ascalon, Magistrat de Kryte, la Congrégation, alliance de Lychcroft.
Lieu de vie : Manoir Valyena, Terrasse de Dwayna à la colonie d'Ascalon, Champs de Gendarran, Kryte.
Profession : Magistrat

Déposition :

Takoda Valyena : Je réccuse les accusations portées contre ma personne et celle de Balian Klade. Concernant les éléments du 65ème jour du Phénix. Je mets en évidence les vices de procédure dans mon interpellation, et la tentative du sergent Castelroc de m'enfermer, malgré mes privilèges et l'absence du tribunal.
Je me défends des chefs d'accusation d'outrage à agent de l'ordre, entrave à la justice et trouble à l'ordre public. Il y avait par ailleurs une jeune servante, présente. Brune en robe verte, qui témoignera en ma faveur et déclarera que l'intervention du Sergent Hautelance et du Commandant Vorlis était abusive et en marge de leur service en tant que Séraphin de kryte. J'en appelle aussi à l'Exemplar Takred Valyena et au Chevalier Arhen pour témoigner sur le fait que nos propos adressés aux Séraphins n'étaient pas des insultes.
Au mieux, la manifestation de notre désaccord, en toute légalité.
Quant à notre conversation avec Tancrède Volderodh et Heloise Volderodh, elle s'est tenue sans débordements illégaux, et en lieux privé.Sauf à énoncer d'autres chefs d'accusations, c'est tout, Commandant Vorlis.

Morgan Vorlis : Bien. Nous vous avons trouvés sur la promenade des artisans, en compagnie de quatre personnes. Trois d'entre elles étaient armées et en armure, la dernière une mage de haut niveau. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Une promenade tout ce qu'il y a de plus légale, en effet.

Morgan Vorlis : Lorsque nous sommes arrivés, Madeloc Morteuil a demandé à Takred Valyena pourquoi il ramenait "la volaille." Vous n'avez pas relevé ni repris votre chevalier. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Non. Je ne confirme pas. Je marchais devant, et n'ai pas entendu cette remarque.

Morgan Vorlis : Cet homme était à votre droite, monseigneur, et nous étions à l'arrêt.

Takoda Valyena : Je me souviens de Morinora, plutôt, à mon côté.

Morgan Vorlis : La dame était à votre gauche, monseigneur.

Takoda Valyena : Peut-être. Je n'ai malgré tout, pas entendu la remarque. Le bruit de l'armure, celle de Balian. Sans doute.

Morgan Vorlis : Vous m'avez demandé de vous rappeler de m'offrir le thé afin de vous faire pardonner du trouble occasionné par une Lame Brillante. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : En effet. Je pensais et pense encore que Takred vous a sommé de nous accompagner inutilement. Le Sergent Hautelance a d'ailleurs rétorqué que "ce n'est qu'un simple citoyen."

Morgan Vorlis : Permettez-moi une parenthèse, monseigneur. Le sergent a dit qu'il aurait été inutile de faire appel à cet autorité. Ce qui est vrai. La Lame Brillante s'assure de la sécurité de Sa Majesté la Reine Jennah et n'ordonne pas aux Séraphins. Ceux-ci répondent à leurs capitaines et non aux Exemplars désireux de se mêler des affaires de nobles.

Takoda Valyena : Takred vous a demandé de venir, et vous êtes venus. C'est tout ce que je mettais en avant. Et donc, le fait que j'étais prêt à vous dédommager d'un thé, pour le déplacement inutile.

Morgan Vorlis : Un civil nous a signalé un débordement potentiel et nous l'avons considéré. Nous recevons nos "dédommagements" sous la forme d'un solde versé par la Couronne, monseigneur. Pas d'un thé offert par un noble, si aimable soit-il.

Takoda Valyena : La proposition n'était pas d'ordre professionnelle, Commandant.

Morgan Vorlis : Vous m'en voyez navré. Je portais l'uniforme.

Takoda Valyena : Ha. C'est donc la frontière de vos prérogatives. Il faudra informer le sergent Castelroc, alors, je pense.

Morgan Vorlis : Le Comte Balian Klade vous a ensuite interpellé pour vous demander si vous alliez être retenus longtemps. Il a usé du terme "troubles fête". Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Non. Pouvez-vous préciser et remettre le terme dans son contexte ?

Morgan Vorlis : Certainement. Takred Valyena vous invitait à voir ma présence comme un privilège. Vous avez répondu que vous en jouiriez presque. Le Comte Balian Klade a alors pris la parole en ces termes : "Duc Takoda Valyena, allons nous être retenue encore d'avantage ? Car bon! Là ces troubles fête m'empêche de faire mon pot  de retour"

Takoda Valyena : Vous auriez faitun fabuleux acteur de théâtre. Mais votre texte est inexact, je crois.  

Morgan Vorlis : Non, monseigneur.

Takoda Valyena : De mémoire, Balian disait qu'il aimerait bien qu'on accélère, car tout ceci troublait sa fête de retour. Tout ceci, notre visite au Promontoire Divin inclue.

Morgan Vorlis : Madeloc Morteuil a surenchéri en demandant : "On va devoir supporter ses deux boulets ?" Vous n'avez pas réagi à cela non plus. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Encore une fois, je n'ai pas entendu Ser Madeloc. Je continue de me souvenir de lui, dans mon dos, et sa voix couverte par les cliquetis de nos armures.

Morgan Vorlis :  Lorsque le charr Maktar Hurlacier a déclaré que piller une banque nous "ferait un VRAI travail," vous n'avez pas non plus pris la peine de relever. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Je crois me souvenir d'un trait d'humour de sa part, pour attirer le banquier Tancrède Volderodh. Mais... Commandant... J'avais vraiment autre chose en teste. Je n'écoutais pas vraiment les blagues de mes suivants. D'ailleurs, je ne suis pas leur responsable légal.

Morgan Vorlis : Suffisamment pourtant pour nous faire un cours sur les règles en héraldique alors que votre épée-lige jouait au con.

Takoda Valyena : Je vous serais gré de ne pas l'insulter, s'il vous plaît, commandant.

Morgan Vorlis : C'est une attitude que je dénonce et non la personne entière.

Takoda Valyena : Je gage que vous êtes assez gentilhomme pour la dénoncer sans grossiereté, vous qui avez assez d'oreille pour trouver en les termes de "Volaille" et "troubles fêtes" des outrages à agents.

Morgan Vorlis : Je ne suis qu'un Séraphin, monseigneur.

Takoda Valyena : Un commandant Séraphin, commandant.

Morgan Vorlis : Ce qui me voit forcé d'adopter un certain franc-parler. Malheureusement, tout le monde ne comprend pas les sous-entendus. Choisir un autre terme aurait également mis en doute les capacités intellectuelles de votre épée-lige, chose que je ne souhaite pas faire. Le sergent Hautelance l'a cependant fait en vous traitant tous d'imbéciles et il apprendra la politesse au front.
Madeloc Morteuil a poursuivi sur la même ligne de conduite qu'il tenait depuis notre arrivée en me disant : "Soldat, vous pouvez nous suivre certes mais évitez de vous coller au postérieur de mon employeur , ca a tendance à m'agacer." Cela non plus vous n'avez pas relevé. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : Je n'ai pas entendu ce propos-là non plus. Bien stupide, d'ailleurs, puisque vous n'étiez pas collé à mon postérieur, mais à "ma droite".

Morgan Vorlis : A dire vrai, monseigneur, je m'étais écarté et placé à un mètre cinquante derrière vous afin de faire honneur à votre maison en respectant ses usages. Je suis connu pour être d'une grande patience.

Takoda Valyena : Il fallait alors se tenir derrière ma garde. Mais je crains que les usages de ma mesnie ne soient trop "primaires" pour que des officiers aussi intellectuels que vous se soucient de les assimiler.

Morgan Vorlis : Ma foi. Envoyez-nous un professeur. Peut-être pourrais-je donner quelques cours concernant la façon archaïque que nous avons de voir le respect de l'uniforme.

Takoda Valyena :  Ma famille le respecte.

Morgan Vorlis : J'avais cru voir à quel point le blanc et bleu est important pour vous, oui. Monseigneur.

Takoda Valyena : Quant à ma garnison... Nous parlons de guerrier qui fracassent des centaures et se récompensent avec un tonneau de bière le soir venu. Vous pouvez voir chez eux des imbéciles, moi je reconnais de loyaux guerriers. Et leur comportement à votre égard, bien que non chalereux, n'a point été hostile.

Morgan Vorlis : N'insultez pas vos hommes en révélant ce que vous croyez que je pense, monseigneur. Le bon sens paysan est une valeur qui se perd. Néanmoins, et si vous me permettez de parler ainsi, ce bon sens dicte aussi de faire le canard devant un flic.

Takoda Valyena : Ils reconnaissent plutôt bien les "flics" locaux. Lokham a leur respect, puisqu'il combat à leurs côtés. Je pense qu'ils vous voient comme la "police des citadins". A tort, bien sûr. Je suis conscient du travail que vous abattez, et il mérite le même respect. Je vous écoute.

Morgan Vorlis : Un respect que vous-même ne nous accordez pas en nous traitant avec désinvolture, monseigneur, et en contestant nos ordres. Poursuivons. Avez-vous un souvenir clair de cette discussion ?

Takoda Valyena : Elle a duré longtemps.

Morgan Vorlis lui remet la retranscription de la discussion : Prenez votre temps, monseigneur. J'en ai à revendre.

Takoda Valyena : Le résumé est assez fidèle. Vous avez une excellente mémoire, bien qu'elle doive avoir ses failles. Quelques mots dont j'ai souvenance ne sont pas présents sur le rapport.

Morgan Vorlis : Qu'auriez-vous aimé voir ajouté, monseigneur ?

Takoda Valyena : Il y a notamment les insultes proférées par Tancrède Volderodh à mon encontre, ou ses cris hystériques, qui ont malencontreusement été omis. Mais je suppose que ça n'est pas très grave. Après tout, les accusations portées contre moi ne concernent "en rien" Tancrède Volderodh, n'est-ce pas ?

Morgan Vorlis : Les accusations portées contre vous devraient-elles le concerner ?

Takoda Valyena : Non.

Morgan Vorlis : Alors nous sommes d'accord. Heloise Volderodh vous a demandé de faire sortir vos compagnons afin que la discussion se déroule dans le calme. Vous avez ignoré sa demande. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : J'étais en train de me disputer avec Tancrède. Je n'ai pas entendu Héloïse faire cette demande. Je l'ai entendu de la bouche de Ywain.

Morgan Vorlis : Du sergent Hautelance.

Takoda Valyena : Oui, et nous parlons de la Comtesse Héloïse Volderdoh de Cereboth.

Morgan Vorlis : Le sergent Hautelance vous a demandé de faire sortir vos compagnons suite au tournant que prenait la conversation, et à la déclaration de duel. Vous lui avez répondu que vous n'étiez pas chez vous, ni lui chez lui. Vous n'avez pas demandé à vos compagnons de sortir. Lorsqu'il vous a demandé s'il avait l'air d'un imbécile, vous avez répondu : non, d'un arrogant, mais un arrogant assez fûté. Confirmez-vous ?

Takoda Valyena : En effet, et rien ne m'obligeait à le faire, puisqu'aucun délit n'était en train d'estre commis. Mes gardes étaient tout aussi invités chez le Ministre Wi que moi-même. Et naturellement, seul le ministre ou un de ses représentants aurait été habilité à renvoyer. Pour employer le langage dont vous parliez plus tôt, commandant... "A con, con et demi." Avais-je à répondre à une question aussi peu pourvue de bon sens ?

Morgan Vorlis : Considérez-vous la villa du Ministre Wi comme une zone de non-droit Séraphin ?

Takoda Valyena : Non, Commandant. Si un crime y est commis, les Séraphins ont le devoir d'y intervenir. Comme dans n'importe quel logis. Mais l'on y parlera pas de "trouble à l'ordre public" dans ce cas.

Morgan Vorlis : Admettez-vous avoir refusé d'obtempérer à un ordre donné par un sergent Séraphin sur la seule base de vos convictions, lesquelles sont : "aucun délit n'était en train d'estre commis" ?

Takoda Valyena : Ce n'est pas à moi de faire appliquer les ordres des Séraphins, Commandant. Je juge les déboires en tribunal.

Morgan Vorlis : Admettez-vous avoir refusé d'obtempérer à un ordre donné par un sergent Séraphin sur la seule base de vos convictions, lesquelles sont : "aucun délit n'était en train d'estre commis" ?

Takoda Valyena : Aussi, son injonction visant à faire sortir Balian et Morinora, de manière tout à fait abusive et arbitraire n'avait pas à passer par moi. Je nie l'entrave à la Justice.

Morgan Vorlis : Mais vous avez effectivement refusé de faire sortir vos employés, n'avez pas aidé le sergent à le faire de quelque façon que ce soit et avez cautionné leur résistance, monseigneur.

Takoda Valyena : C'est faux.

Morgan Vorlis : Bien. Reprenons. Avez-vous demandé à vos employés de sortir lorsque le sergent Hautelance vous l'a demandé ?

Takoda Valyena : Je ne me suis pas illégalement approprié cette autorité, non.

Morgan Vorlis : Avez-vous conseillé à vos compagnons d'obtempérer aux ordres ?

Takoda Valyena : Quand l'homme en face de moi disait "vouloir enfoncer une épée en travers de ma gorge", chose qui ne figure pas dans votre rapport, Commandant, non, je n'ai pas eu assez de clairvoyance pour estre de bon conseil auprès de mes amis.

Morgan Vorlis : Il s'agit précisément du genre de propos que nous souhaitions éviter en faisant sortir monsieur Klade et mademoiselle Morinora, monseigneur. Je gage que même fâché vous êtes capable de voir qu'ils ne faisaient là qu'envenimer les choses.

Takoda Valyena : Pas selon mon point de vue, Commandant. Discuter, même avec animosité, avec un autre noble n'est pas une infraction au code pénal. Nous ne nous épanchions pas sur la place publique. Nous n'en venions pas aux mains. Le sergent Hautelance est intervenu pour arrêter une conversation qui se déroulait en toute légalité. Et ce, parce qu'elle ne lui plaisait pas. Personnellement. Ou que NOUS ne lui plaisions pas. C'est ce qui est, selon moi, le plus déplorable.

Morgan Vorlis : Si je n'avais pas le plus grand respect en votre franchise et votre habitude de foncer, monsieur le Duc, je dirais que vous avez amené Morinora et Klade précisément pour pousser Volderodh à bout. Qu'elles vous paraissent bonnes ou non, nos raisons d'interrompre la conversation et d'éviter un bain de sang tout en ne vous privant pas de la discussion que vous et vous seul deviez avoir étaient présentes.

Takoda Valyena : J'ai amené Suevan et Morteuil, car tous les deux ont été agressés physiquement par des Volderodh. Je voulais que Tancrède, puisqu'il disait vouloir la "paix", s'excuse devant eux, et non moi.

Morgan Vorlis : Vous aviez bien entendu Tancrède Volderodh refuser de le faire.

Takoda Valyena : Et je vais devoir le tuer, ou me faire tuer. Une tentative de meurtre déguisée par l'usage d'une loi qui est censée couvrir l'honneur des gens. Vous savez, Commandant, que nous ne sommes pas coupables de ces choses écrites là.
Nous défendons l'Honneur, la Dignité et la Justice.
Même si nous pouvons estre simples, parfois. Même si nous pouvons estre colériques, ou mal habiles dans nos propos. Mais remettre en cause nos intentions, c'est remettre en cause toute notre intégrité.

Morgan Vorlis : Je ne remets pas en cause vos intentions, monseigneur. J'ai devant moi un Duc qui a envoyé paître un sergent Séraphin, devant témoins. Qui a laissé ses hommes les insulter sans réagir. Et le frère d'un duc, Lame Brillante, qui se présente à son audience. Cela, monsieur le Duc, ce sont les faits. C'est avec des faits que je travaille et ce n'est pas l'honneur, la dignité ou la justice que je défends mais la Loi.


Takoda Valyena : J'ai envoyé paître un sergent Séraphin, qui envoyait paître les miens, sans que sa fonction ne le lui permette. Et si les miens me protègent, je ne suis pas mestre du moindre de leur mouvement, ou du moindre de leur mot.

Morgan Vorlis : Vous n'avez même pas essayé de leur demander de sortir, monseigneur. Vous n'avez fait preuve d'aucune volonté de suivre les directives de ces hommes qui servent votre Reine au quotidien. Je me moque des raisons, monsieur le Duc. Vous devriez avoir à coeur de faire respecter les hommes de Sa Majesté au même titre que vous défendez les vôtres en allant demander pour eux des excuses à un homme que vous exécrez.

Takoda Valyena : Il en aurait été de mes Devoirs, si le séraphin en question était menacé. Vous m'accuseriez de non assistance à personne en danger. Mais je ne l'ai pas aidé dans sa queste de se débarrasser de testes qui ne lui revenaient pas. Et en cela, je ne suis coupable d'aucune infraction au code pénal.

Morgan Vorlis : Vous avez refusé d'obtempérer à un ordre d'un Séraphin sur la base de vos convictions.

Takoda Valyena : Une requeste. Un ordre aurait été de me demander, moi, de sortir. Dans notre affaire le séraphin avait recours à mon aide, et ne me donnait pas d'ordre direct.

Morgan Vorlis : Vous ne comprenez pas, n'est-ce pas ?

Takoda Valyena : Je comprends que certains aimeraient bien voir enfermé un duc, pour avoir dit "dégagez" à un sergent, là où d'autres "nobles" battent serviteurs et jeunes filles, sans que rien ne leur arrive.

Morgan Vorlis : Estimez-vous que nous devons vous laisser aller là où nous aurions collé au trou le civil qui aurait ce genre de comportement, monsieur le Duc ? Vous rendez-vous compte de l'irrespect que vous avez montré à l'autorité de la Reine ? Devrions-nous laisser faire les Comtes également ? Les Barons ? Les chevaliers ?

Takoda Valyena : La même autorité de la Reine qui traitent les miens d'imbécile ?

Morgan Vorlis :  L'homme qui a fait cela a été envoyé au front. Ce ne sont pas des propos tolérés.


Takoda Valyena : Je n'ai - moi - pas insulté le sergent Hautelance. Ni vous, d'ailleurs. Je n'ai commis aucun grabuge sur la voix publique. Et enfin, je ne me suis opposé à nulle intervention d'une autorité coercitive qui agissait encontre les auteurs d'un crime ou d'un délit. Donc, Commandant, je ne suis ni coupable d'outrage à agent, ni coupable de trouble à l'ordre publique, ni d'entrave à l'exercice de la justice.

Morgan Vorlis : Vous l'êtes, monseigneur. Un beau langage n'exclut pas l'insulte et votre comportement a été insultant.

Takoda Valyena : C'est de la diffamation argumentative.

Morgan Vorlis : Je vous fais la faveur de croire que ni vous, ni vos serviteurs ne vouliez pousser Tancrède Volderodh à bout pour obtenir un duel ou une explosion. Ce qui serait un délit. Mais je ne peux passer outre votre comportement.


Takoda Valyena : Mon comportement a été inhérent à celui d'un des vôtres, qui a commis une bavure et a été envoyé au front pour cela. Toute cette accusation tourne autour d'un vice de procédure. Et je ne devrais pas en payer les pots cassés.

Morgan Vorlis : Non, monseigneur. Nous vous avons demandé à plusieurs reprises de nous prendre au sérieux. Il a été demandé à Balian Klade et à Morinora de sortir à plusieurs reprises. Les mettre dehors nous-même était une nécessité provoquée par leur refus de quitter la pièce dans le calme. Et ne me dites pas que cela n'aurait pas autorisé la conversation à reprendre plus tard, sous de meilleurs auspices.

Takoda Valyena : Le calme était présentement troublé par les hénissements de Tancrède Volderodh, qui criait vouloir me tuer, et se repose paisiblement chez lui, pendant que je réponds, moi, de cette intervention. Intervention qui en passant reste plus que douteuse. Votre fonction est-elle d'assurer que les discussions ne montent pas d'un ton, au sein des villas des différents Ministres de la cité, Commandant ?

Morgan Vorlis : Ma fonction est de protéger les citoyens. Des autres s'il le faut, et d'eux-mêmes. Lorsque ce sont deux puissances qui peuvent se lancer dans des vendettas sans fin, oui, il s'agit de l'ordre public. Morinora et Balian Klade répondront eux-mêmes de leurs propos.

Takoda Valyena : Là, vous présumez d'un trouble qui n'allait peut êstre point estre commis. Je vous rappelle que malgré les hurlements de Tancrède, je demeurais très calme. Se serait mal me connestre, que de penser que je me serais livré à une rixe urbaine, illégale. Je suis un combattant, Commandant Vorlis, mais un combattant qui respecte la loi.

Morgan Vorlis : Alors vous comprendrez la nécessité de la faire appliquer dans le cas présent. Vous étiez effectivement calme; c'est pourquoi seuls Morinora et Balian Klade devaient sortir. Pas vous, eux.

Takoda Valyena : Ils étaient très calmes aussi. Votre rapport décrit même Balian assis dans un gauteuil, un verre à la main. Il ne se sont pas montrés offensifs envers vous. Il ne faisaient que donner à Tancrède, des vérités qui ne lui plaisaient pas, formulées avec politesse. Balian a peut estre été maladroit, lui, certes... Mais que voulez-vous, c'est un guerrier. Il emploie des mots de guerrier.

Morgan Vorlis : Si vous saviez ce que je peux énoncer en vers, monsieur le duc. Ce n'en est pas moins insultant.

Takoda Valyena : Je n'ai jamais remis en cause l'intégrité physique ou morale du sergent Hautelance. En revanche, si la véracité d'un outrage relève de sa seule sensibilité, il n'aurait pas dû s'engager chez les Séraphins.

Morgan Vorlis : Vous savez aussi bien que moi que votre conduite n'est pas acceptable, monsieur le Duc. A plus forte raison à cause de votre rang. Il n'est pas possible de laisser la noblesse cracher sur l'autorité de la Reine impunément. Même si ses humeurs sont d'or et de diamant.

Takoda Valyena, désignant Bégard qui va chercher Castelroc  : Un bon élément que voilà. Je ne crachais pas sur l'autorité des Séraphins et de la Reine. Je n'ai pas réagi face au caprice d'un seul homme, portant cet uniforme là. Je gage que ma fidélité au Royaume et à Sa Majesté n'est plus à prouver.

Morgan Vorlis : De deux hommes, monsieur le duc. Mon silence n'était pas une preuve de désapprobation. Le sergent Hautelance est tout à fait capable de mesurer le potentiel d'une situation.

Takoda Valyena : Vous savez très bien que je ne vous ai pas insulté. J'ai manifesté mon désaccord, mais vous ne pouvez qualifier cela d'une insulte.

Morgan Vorlis : C'en est une, monsieur le duc. Se foutre de la gueule d'un Séraphin en jouant sur les mots, en l'estimant incapable de comprendre les tenants et aboutissants d'une situation est une insulte. Même lorsque c'est dit avec le sourire. Surtout si c'est dit avec le sourire.

Takoda Valyena : Ce n'était en rien le cas.

Morgan Vorlis :  Je gage que cette situation ne se reproduira plus.

Takoda Valyena : Commandant Vorlis. Je nie qu'elle se soit produit. Mais si mon attitude vous a blessé, personnellement, je puis formuler des excuses, et veiller à vous traiter avec plus de gentillesse, à l'avenir.

Morgan Vorlis :  Monsieur le Duc, c'est l'honneur des Séraphins qui a été blessé.

Takoda Valyena : Voyons... Commandant ... Pas de cela. Restons dignes.

Morgan Vorlis : C'est une nécessité, monsieur le duc.

Takoda Valyena : Je n'ai pu blesser que deux hommes ce soir là.




Signature : Takoda Valyena, Morgan Vorlis.

_________________
"La langue de la courtoisie, reprit Rowena,
quand on l’emploie pour cacher la grossièreté des actions,
ressemble à la ceinture d’un chevalier qui ceint la taille d’un vil manant."

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MessageSujet: Re: Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.   Dim 7 Juin 2015 - 22:24

Propos retranscrits datant d'avant le début de la déposition du Duc Valyena :

Takoda Valyena : Il était tard et nous étions en apparté. S'il y a des témoignages, ce sont des témoignages de complaisance.

Morgan Vorlis : Des "témoignages de complaisance" ?

Takoda Valyena : Oui, commandant Morgan.

Morgan Vorlis : Vorlis, monseigneur.

Takoda Valyena : Avez-vous peiné à trouver ma porte ?

Morgan Vorlis : Je ne comprends pas votre question, monseigneur.

Takoda Valyena : Vous m'accusez de choses que je n'ai pas commises. J'aurais davantage apprécié que vous m'exposiez les faits vous-même.

Morgan Vorlis : J'en prends bonne note, monseigneur.

Takoda Valyena : Il n'y aura pas de prochaine fois, Commandant Vorlis.

Morgan Vorlis : C'est une chose que j'appelle de mes voeux, monseigneur. Il n'est jamais agréable de devoir défendre l'autorité de Sa Majesté auprès de ses plus proches aristocrates

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MessageSujet: Re: Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.   

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Rapport d'incident du 65ème jour de la saison du Phénix, 1328 Ap.E.

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